Article paru dans le R.L. du 14 février 2022
lundi 14 février 2022

L’association Montigny Autrefois planche sur les lieux mystérieux et les légendes de Montigny-lès-Metz. Dans sa dernière revue, elle évoque le souterrain qui reliait le couvent de la future Sainte-Famille à la maison forte.

Le souterrain a été découvert à Montigny-lès-Metz dans la rue de Pont-à-Mousson en septembre 1970. Archives RL/Photo Michel CHARTON
Tout commence en 1970, rue de Pont-à-Mousson, à Montigny-lès-Metz. Ce jour-là, deux ouvriers de GDF, F. Stumm et André Baudoin, brisent une croûte de ciment et découvrent un trou profond. L’un des deux s’y coule et découvre une galerie de 16 mètres de long, 1,50 m de large et 1,60 m de haut.
Ce tunnel débute sous le trottoir à la hauteur du café « A la vigne au vin », place de la Nation, puis oblique sous la chaussée de la rue de Pont-à-Mousson. À un bout, une porte de chêne épais, à l’autre, un mur. À la verticale de l’un, apparaît le parc de la maison de retraite de la Sainte-Famille.

Souterrain découvert à Montigny-lès-Metz à hauteur du café « A la Vigne au Vin » dans la rue de Pont-à-Mousson à l’automne 1970 : ici, Mme Vonker, patronne du café devant l’excavation par laquelle fut faite la découverte Archives RL/Photo Michel CHARTON
Relier un couvent de femmes à une abbaye d’hommes ?
Dès lors, les esprits vagabondent. On pioche dans les Notices de Léon Maujean , publiées en 1910. Il évoque « un souterrain d’environ 60 mètres » : « Il commençait dans un terrain vague derrière l’ancienne église, rasée. On y accédait par sa sacristie en descendant un escalier raide fermé par une trappe. Il passait sous différentes maisons et plus tard a servi de cave. Il y avait même un puits alimenté par une source.
À quoi servait-il ? Non pas à relier un couvent de femmes à une abbaye d’hommes, comme le voulait la rumeur. Mais il partait du palais épiscopal pour rejoindre les champs de la Basse-Montigny. Ce palais est surtout une place forte, tenue pour l’évêque de Metz au Moyen Âge. Le tunnel devait l’alimenter en cas de siège. Mais il a sans doute été vite vétuste : la place forte était trop faible pour se défendre. Elle a été rasée lors du siège de Metz, par Charles Quint. Il laissera la place en 1641 au couvent de Saint-Antoine de Padoue.
Le souterrain muré
L’autre sortie, elle, est sous le parc de la Sainte-Famille, construite à la fin du XIXe siècle. À l’époque, le Républicain Lorrain n’en dit pas plus. Ses photos sont la seule archive des lieux : le souterrain a été muré.
Cinquante ans plus tard, un journaliste écrivain, Louis Nore, vient de publier une revue sur les lieux mystérieux de la fondation Saint-Vincent-de-Paul, propriétaire de la Sainte-Famille. L’association historique Montigny Autrefois vient de reprendre cette affaire dans sa dernière revue.
Par O.J. avec la collaboration de notre correspondant, André Monget



Il faut redonner un lustre à ce qui fut un endroit décisif pour la ville voisine Metz et situé a Montigny Photo RL
[Photo 1] Sur cette photo aérienne de la partie ouest du quartier Lizé, on distingue, en bas, les jardins des maisons de la rue de la Prévôté. Une rue avec des parcelles à lotir sera réalisée parallèlement. Dans la partie centrale (qui sera traversée par la ligne de bâtiments rouges), un parc sera aménagé, bordé de collectifs et de commerces. Photo DR/Jean-François MESTRE
[Photo 2] Sur cette partie Est du quartier Lizé, on distingue les bâtiments en brique rouge qui longent la rue du Général-Franiatte, avec l’ancien bureau de De Gaulle (au centre, avec les sacs blancs devant) lorsque, colonel, il commandait le 507e régiment de chars de combat. Photo DR /Jean-François MESTRE
La famille de Paul Simminger. (photo Montigny Autrefois)
Les serres du Jardin botanique de Metz vont être restaurées. Photo RL /Karim SIARI
Clichés des serres de l’exposition universelle de 1861. Photo DR
Des travaux sont prévus sur la façade et les verrières des serres. Photo RL /Karim SIARI
Les essences sont fragiles, les travaux des serres sont donc soumis au rythme des saisons. Photo RL /Karim SIARI