La Vacquinière : l’incroyable destin d’un lieu qui a traversé l’histoire de Montigny 

Article paru dans le Républicain Lorrain du 7 août 2026

Derrière les arbres et les bâtiments de la Vacquinière se cache une histoire méconnue de la plupart des Montigniens. Depuis plus de 130 ans, ce site a accompagné les grands bouleversements de la ville, accueillant une maison de repos, une école de jeunes filles, un internat, un centre d’accueil pour prisonniers libérés, puis une maison de retraite. Retour sur le destin d’un lieu chargé de mémoire.

Peu de Montigniens connaissent l’histoire de la Vacquinière, pourtant ce domaine a profondément marqué la vie de la commune  Photo André Monget
Peu de Montigniens connaissent l’histoire de la Vacquinière, pourtant ce domaine a profondément marqué la vie de la commune  Photo André Monget

Peu de Montigniens connaissent l’histoire de la Vacquinière, pourtant ce domaine a marqué la vie de la commune. Derrière ses bâtiments se cache un siècle d’histoire et de transformations. Tout commence le 17 avril 1894, lorsque M. Braun a vendu la propriété à l’entrepreneur M. Schnizler, qui en fait don à la Fondation Marthe afin d’y créer une maison de repos, à l’écart de l’agitation messine. Ouverte en avril 1895, la Vacquinière devient une annexe de l’établissement de la rue Jurue. Située à dix minutes de la gare et près du tramway à chevaux, elle accueille également une école où de jeunes filles protestantes sont formées à la tenue d’un foyer chrétien, mais aussi à la religion, au chant, à l’arithmétique.

Une maison de retraite

Après le retour de la Moselle à la France, les autorités obtiennent en 1922 le départ de la directrice allemande, Mlle  Fingerlein. Le Marthastift devient l’Œuvre sociale protestante avant la fermeture de l’école, le 25 février 1927.

Les bâtiments connaissent plusieurs vies. La Ville de Metz y installe l’internat du lycée de jeunes filles jusqu’en 1939. À la Libération, de 1944 à septembre 1945, la Vacquinière accueille un centre pour prisonniers libérés, baptisé Félix-Peupion. Le pensionnat reste en place jusqu’en 1953. L’année suivante, le site devient une maison de retraite qui ouvre le 15 octobre 1954 avec 30 pensionnaires sous la direction de Mlle Ultrici. Agrandi au fil des années, l’établissement peut accueillir 127 résidents, abandonnant progressivement sa vocation exclusivement protestante. Aujourd’hui, la Vacquinière demeure un lieu emblématique dont le riche passé reste méconnu.

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